ANDALOUSIE

Dimanche 10 avril 2005

Yeehaa ! Salut tout le monde !
Juste de retour d’Andalousie, chargé à bloc par le soleil, la mer, les tapas, les paysages etc. etc. !
Nous partîmes deux et nous revînmes deux. Ouf, 0% de pertes.
Le premier jour fut un jour de réjouissance : louez une belle voiture toutes options à deux pauvres et les v’là contents. En l’espèce : Opel Mériva. Sympa mais je ne m’éterniserai pas sur notre destrier.

La première chose qui nous frappa lorsque nous mîmes nos petons sur le tarmac ne fut pas le soleil mais le vent. Vent chaud. Le soleil ne tarda pas à montrer le bout de son nez. Bien.
Ensuite, tout ivres de libertés, nous nous dirigeâmes vers Jerez. Nous nous perdîmes dans Jerez plutôt. Finalement on a bien réussi à trouver notre premier bar à tapas, on s’est posé et ce fut là que la nourriture commença à couler. A flots.

Nous n’avons pas vraiment visité Jerez, c’était plutôt notre ville d’arrivée point barre. Aussi nous mîmes le cap sur Cadiz. Une assez belle ville à mes yeux de néophyte de l’Andalousie. Très ventilée mais il y avait l’océan, de belles jetées, un beau parc et des petites rues bordées d’orangers et pleines d’Espagnols bruyants. Bon début.
Nous trouvâmes notre première auberge facilement, et même, à grand renfort de -o, de -a et de gesticulations, nous parvînmes à obtenir exactement ce que nous voulions.

Le lendemain nous prîmes la direction de Tarifa. La ville la plus au Sud et donc la plus proche du Maroc de l’Espagne. Splendide. Rues étroites et pavées (très intéressant de conduire là-dedans d’ailleurs – je crois que c’est son instinct de survie qui a sauvé notre Mériva.)
Donc : de nouveaux paysages à admirer, de nouvelles rues à arpenter, de nouvelles aventures culinaires sur lesquelles se jeter. Nous titillâmes même l’idée de prendre le bateau pour une journée au Maroc. Je n’avais pas de passeport. Dommage.
Notre seconde journée à Tarifa fut… pluvieuse ! Du coup nous nous réfugiâmes dans… un autre bar à tapas pendant un moment et nous décidâmes à contre cœur de partir… Sans avoir pris les belles photos que les rues blanches, les maisons arabes et le Maroc dessiné au loin nous promettaient…

Nous voilà donc en route pour Gibraltar… Un gros rocher difficile d’accès puisque les autorités espagnoles mettent des bâtons dans les roues aux gens qui veulent passer la frontière. Dans un sens comme dans l’autre. Selon notre guide c’est le moyen de l’Espagne de punir Gibraltar quand ils sont polissons. Réussi puisque nous avons dû faire la queue pendant un bon moment, tels des anglais devant un arrêt d’autobus. Sauf que nous étions dans une voiture donc la comparaison s’arrête là.
Alors ma première impression sur la ville de Gibraltar fut que ça ressemble à Annecy. Hé oui. A mon avis les deux villes ont secrètement partagé un architecte. Des maisons de trois, quatre étages, avec des tout petits balcons, le crépi ocre… Bref, de toutes façons la ville de Gibraltar n’est pas très intéressante si ce n’est que c’est un îlot britannique au milieu des Espagnols, c’est surtout le rocher qui est assez original. Nous prîmes le téléphérique pour arriver à son sommet. Comité d’accueil assez poilu : le rocher de Gibraltar est le seul endroit en Europe continentale où des singes vivent en liberté. Regardez les photos, ces petits malins se sentent bien à l’aise parmi les hommes et il n’hésitent pas à chopper les sacs des touristes pour y trouver des trésors tels un paquet de chips on une pomme. Ils sont une présence rigolote. Mignons mais en même temps on s’en méfie un peu parce qu’ils peuvent vous sauter dessus à tout moment. L’un deux traumatisa une fillette américaine en lui volant des chips (justement). Je crois que plus tard elle aura un problème avec les hommes poilus. Ou alors elle se sentira reconnaissante et attirée vers eux parce que grâce à ce singe elle aura été dégouttée à vie des chips et qu’à la différence de ses sœurs elle sera restée mince. Qui sait. La vie nous joue d’ces tours des fois…
En tous cas nous redescendîmes le rocher à pieds pour admirer la vue sur la ville un peu plus. Malheureusement d’habitude on peut voir l’océan et le Maroc du haut du rocher, côté Sud, mais comme c’était toujours la journée pluvieuse qui avait commencée à Tarifa, il y avait du brouillard et on ne voyait absolument RIEN.
Finalement nous quittâmes la ville, heureux car Laetitia avait acheté des cigarettes à £8.00 la cartouche.
Après avoir attendu une heure à la frontière (de quoi me faire sentir un brin claustrophobe sur ce caillou) et quitté le « pays » via la piste d’aéroport que la route coupe perpendiculairement et au son de « Canal Fiesta », la radio qui nous accompagna tout le voyage, nous nous dirigeâmes résolument vers notre prochaine étape : Malaga.

Nous arrivâmes assez tard mais malgré la taille de la ville nous ne gallérâmes (hé oui) pas trop pour trouver notre auberge. Auberge située au quatrième étage d’un bâtiment historique du centre ville, occupé principalement par des bureaux. Très chouette. D’ailleurs j’ai adoré Malaga. Grande ville cosmopolite, le centre ville est beau, clair, aéré et architectural. Il y a aussi un grand port qui assure un côté craignos-mais-sympa à certains quartiers de la ville. La voiture n’eut pas l’air de s’en inquiéter. Ah, notre auberge était très propre. Elle était aussi tenue par des témoins de Jéhovah (qui ont pourtant eu l’air d’être préoccupés par la mort de JP2).
Nous passâmes deux nuits parmi les dits témoins. Nous prîmes le temps d’aller nous baigner à la plage, de visiter le musée Picasso ainsi que l’ancienne citadelle à l’ouest de la ville. Plein de jolies vieilles pierres et de belles vues sur les montagnes qui se dessinaient au nord.
Ce fut d’ailleurs l’appel du grand nord auquel nous répondîmes la journée suivante : Grenade.

Là encore nous eûmes beaucoup de chance puisque après nous êtres garés nous demandâmes à une vieille dame si nous étions « sur cette carte » en lui tendant notre plan. Non seulement nous étions près de notre auberge et de l’Alhambra mais elle nous répondit avec un enthousiasme rare que nous avions de la chance de nous être garés là parce que tout était accessible et que le parking est d’habitude si cher à Grenade, etc. Elle était top cette vieille dame, nous la kiffâmes trop !!!! Olé !!!
Nous trouvâmes donc l’auberge : toute neuve et tenue par une dame (une autre, il y en a plein à Grenade), par une dame, donc, qui parlait un français impeccable et qui nous briefa sur les choses à faire à Grenade.
Nous nous perdîmes dans le quartier arabe, bûmes du thé à la menthe, visitâmes quelques échoppes remplies de poufs, services à thé, lampes à huiles, narguilé, bref : nous profitâmes (pfff… Ca devient lourd ce passé simple… Je me suis juste dit que je devrais essayer de l’utiliser un peu pour ne pas perdre la main… mais ça devient limite pénible ! Vous comprenez toujours vous ?), je reprends : nous profitâmes du mélange des cultures propre à Grenade.
Le soir à 23h, avec quelques personnes de l’auberge, nous nous fîmes guider par un monsieur du coin vers une source thermale à 1/2 h hors de la ville. C’était excellent !!! En pleine nuit, dans une sorte d’étang naturel on s’est baignés pendant des heures dans cette eau brûlante — et qui puait un peu l’œuf pourri, il faut bien dire ce qui est.
Le lendemain nous visitâmes l’Alhambra. Une sorte de… euh… complexe de palais, forts et citadelles… Tour à tour occupé par des Maures, des catholiques, Charles-Quint… et bien entendu l’architecture s’en ressent. LA perle de Grenade avec une mention spéciale pour le palais arabe. Je crois qu’à part quand j’ai eu le malheur de passer quelques jours à Hong Kong, j’ai rarement été aussi dépaysé. Pas de la même façon bien entendu. Le palais n’était que moulures, jardins et raffinement… Pas de quoi trop pavoiser avec nos cathédrales j’ai trouvé. J’ai de plus en plus envie d’aller visiter quelques coins en Afrique !

Nous passâmes deux nuits à Grenade, histoire de bien profiter de la ville et d’avoir l’occasion de trainâsser un peu. Après tout nous étions en vacances.
Devrais-je mentionner l’Américain qui a rejoint notre dortoir la dernière nuit ? 19 ans, ses préoccupations principales étaient : qu’on lui tape dessus à la Fight Club et l’alcool puisqu’il n’a pas le droit de boire dans son pays. Bon, pour nous le «Venez tous ! J’ai de l’alcool ! » marchait moyen. Cependant lui a du y trouver son compte parce que vers 4 heures du matin il se fit une grande joie de nous montrer ce qu’il avait ingurgité en transvasant tout depuis son estomac jusque dans la cuvette des toilettes. Nous reconnûmes une chose : les Américains savent viser / nettoyer, il ne restait aucune trace le lendemain au réveil.

Finalement, après avoir bien bien profité de l’ambiance hippies + gitans + dreadlocks, nous prîmes le volant et nous dirigeâmes vers Almeria, malheureusement notre destination finale.
Nous mîmes la main sur la pension en un rien de temps et nous voilà partis. En fait nous ne fîmes que lécher quelques vitrines et siroter quelques jus d’orange cet après-midi là. Sous le soleil et le vent. Après-midi très relaxe qui se solda par un coucher très tôt. Encore tout fatigués que nous étions d’avoir passé deux nuits en auberge de jeunesse. C’est très sympa mais on ne dort pas. Si j’avais eu deux semaines pour récupérer après le voyage, je n’aurais fait que ça !

Et tout ça nous emmène finalement à notre dernière journée. Après un nième petit déjeuner bien bien bon à l’espagnole nous visitâmes la citadelle de la ville. L’Alcazaba. Une sorte d’Alhambra moins glorieuse et néanmoins sympathique. Belles vues sur la ville et la mer. Pour être honnête, on avait déjà vu ça dans presque chaque ville qu’on avait visitée avant mais diantre… Nous n’allions pas vexer les habitants d’Almeria qui sont si sympathiques quand même !!! Oui, je dis sympathiques parce que le matin même nous étions retournés à la voiture… Garée le long d’une ligne vert qui selon nous voulait dire « no hay problema ! Garez-vous, c’est gratos ! » Que nenni ! En fait ça voulait dire : garez vous SI vous avez un permis de résidents. Bienheureux autant qu’ignorants, nous ne nous doutions de rien. Nous nous fîmes donc bien attraper lorsque nous trouvâmes DEUX contraventions n’attendant que trop sagement sur le pare-brise de notre belle auto. Ni une ni deux : nous pestâmes et maudîmes cette ville qui ne pouvait même pas se payer des panneaux pour dire aux gens qu’ils n’avaient pas le droit de se garer ! Armés de nos dents et de nos recherches dans le dictionnaire de Laetitia (No hay siña !) nous nous dirigeâmes vers la mairie où nous fûmes reçus par un monsieur qui regarda nos petits bouts de papiers et éructa de longues explications sur le fait que (je crois) les contraventions étaient données par un autre organisme que la police et qu’en gros si on ne les payait pas, personne ne s’en souciait. Sur ce il déchira les deux contraventions se remit à attendre les prochains clients. D’où notre reconnaissance à Almeria et à ses employés municipaux.

Nous finîmes notre séjour très sagement, en sirotant un verre au café de l’aéroport et en attendant notre avion, le cœur serré.

Bilan des vacances

Note pour le transport : 18/20
Note pour le logement : 16/20
Note pour le temps : 14/20
Note pour la nourriture : 19/20
Note pour tout le reste : 18/20

Note globale : 17/20, soit un très bon voyage ! :-)